Le hip hop ce n’est pas qu’un style musical. C’est sans doute la raison pour laquelle on parle souvent des « territoires du hip hop ». Ce mouvement musical et culturel devenue industrie charrie divers moyens d’expression artistiques : la musique, le graph et la danse.
Après le film « scratch » qui nous présentait l’histoire du « djing », The Freshest kids nous propose, non sans brio, celle de la danse hip hop.
Une histoire de style
Du premier « move » à aujourd’hui, le film nous présente l’évolution de la breakdance. On nous explique comment le mouvement est sorti de l’anonymat pour devenir un phénomène international largement médiatisé. De nombreux documents télévisuels nous font découvrir les différents styles, les premiers b-boys et leurs équipes.
Du break au b-boy
Dj kool Herk est le dj américain à qui l’on attribue, dans le film, l’origine du hip hop. Il est de mémoire d’homme le premier à avoir utilisé deux platines vinyles pour prolonger (en les mettant en boucle) ces parties rythmiques des morceaux de musique que l’on appelle les breaks. Et voila, il tenait un nouveau style musical: le breakbeat. Et tout s’est enchaîné : comme on s’était mis à danser le rock quelques années plus tôt, les jeunes de ces quartiers du Bronx, ou tout a commencé, ont inventé la Break-dance devenant les b-boys dont il est question ici.
Ce lien évident entre la musique et la dance est particulièrement mit en avant dans le film. Les nombreux intervenants musiciens sont là pour en témoigner. On retrouve ainsi D.J Kool Herc, Afrika Bambaataa, KRS-One, Mos Def et c’est Quincy D. Jones III, le fils de Quincy Jones, producteur pour Prince, LL Cool J et Coolio, qui a composé une partie de la Bande Originale du film.
Conclusion :
Loin de se limiter à dresser un simple historique de la « scène », The Freshest kids nous propose aussi une réflexion sur la place sur b-boying dans l’industrie du rap.
Si comme moi vous avez regardé l’émission « H.I.P H.O.P. » étant plus jeune, si comme moi Sydney vous donnait des cours de smurf (oui enfin c’était à la télévision mais bon dans mes souvenirs c’est comme s’il était là devant moi !) et bien The Freshest kids, une histoire du b-boy c’est justement le DVD qu’il vous faut.
Malheureusement, comme il n'y a ni version Française, ni sous-titres, on réservera ce Dvd aux seuls Anglophones et/ou aux fans de B-boying!
Les menus sont bien réalisés. Ils reprennent l’esthétique du « graph » pour nous proposer près de quatre-vingt dix minutes de Bonus en version originale non sous-titrée. Comme trop souvent, on peut regretter la pixellisation des repères de sélection.
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